Chaque année, plus de 60 000 femmes en France découvrent qu’elles sont atteintes d’un cancer du sein, impactant profondément leur vie et leurs projets. Pour ces femmes, obtenir un prêt immobilier et une assurance emprunteur peut sembler être un véritable parcours du combattant. Quelles sont donc les stratégies financières pour sécuriser leur avenir malgré la maladie ?
Évaluer l’impact du cancer du sein sur l’assurance emprunteur
Lors de la demande d’un prêt immobilier, la majorité des établissements financiers exigent une assurance emprunteur pour couvrir les risques. Un antécédent de cancer du sein peut compliquer ce processus. En effet, lors du questionnaire de santé, le cancer est considéré comme une condition préexistante, ce qui influence la décision de l’assureur. Voici quelques scénarios possibles :
- Tarif standard : Acceptation sans augmentation des cotisations si le risque est faible.
- Surprime : Augmentation des cotisations en raison du risque jugé plus élevé.
- Exclusion de garantie : Certaines garanties peuvent être exclues, par exemple, en cas d’incapacité de travail liée à la maladie.
- Ajournement : L’assureur peut reporter sa décision de plusieurs années.
- Refus d’assurance : Dans certains cas, la couverture peut être complètement refusée.
Omettre de déclarer son cancer lors de la souscription à une assurance peut avoir des conséquences désastreuses, comme la nullité du contrat. Pensez-vous à cette étape essentielle avant de signer un prêt ? Les enjeux sont cruciaux.
La convention AERAS comme levier de protection
Pour améliorer l’accès à l’assurance emprunteur des personnes ayant des pathologies graves, la convention AERAS a été mise en place. En 2024, environ 10 % des demandes d’assurance concernaient des profils à risque de santé, avec un taux de réussite de 95 % dans l’obtention d’une solution.
Pour bénéficier de cette convention, il y a certaines conditions :
| Critères | Détails |
|---|---|
| Type de prêt | Résidence principale ou mixte (logement et professionnel) |
| Capital assuré | Ne dépassant pas 420 000 € |
| Durée | Prêt soldé avant 71 ans de l’emprunteur |
Grâce à ces mesures, de nombreuses femmes ayant eu un cancer du sein réussissent à obtenir une couverture adaptée sans surcoût important. Quels obstacles percevez-vous dans cette démarche ?
Les avancées réglementaires : droit à l’oubli et loi Lemoine
Des réformes importantes ont été mises en place pour faciliter l’accès au crédit immobilier. La loi Lemoine, entrée en vigueur en 2022, permet de supprimer le questionnaire médical dans certaines situations :
- Montant de la part assurée ≤ 200 000 € (400 000 € pour un couple avec répartition 50/50).
- Échéance avant 60 ans de l’emprunteur.
Ces changements ont un impact majeur : un cancer, qu’il soit passé ou présent, n’a plus à être déclaré comme un obstacle à l’acquisition d’un bien. Dans cette optique, avez-vous déjà réfléchi à la manière dont cela pourrait transformer votre accès au prêt immobilier ?
Le droit à l’oubli : un passage essentiel
Le droit à l’oubli est désormais fixé à 5 ans après la fin du traitement, une avancée significative par rapport au délai précédent de 10 ans. Ainsi, si les traitements sont conclus sans rechute, l’assureur ne peut plus interroger l’assuré sur son passé médical.
Cette mesure permet aux anciennes malades de bénéficier de démarches plus simples et détachées de leur précédent diagnostic. Pourtant, cet outil reste souvent méconnu. Connaissez-vous les implications du droit à l’oubli pour votre situation personnelle ?
Choisir la bonne assurance de prêt immobilier
Il est crucial de comparer les offres d’assurance emprunteur pour trouver la meilleure couverture. Le principe de délégation d’assurance permet de choisir un contrat d’un assureur autre que celui proposé par la banque, souvent plus rigide. Voici quelques avantages :
- Couverture personnalisée : Adaptation aux antécédents médicaux.
- Conditions plus souples : Meilleures pour les profils à risque.
- Économies : Possibilité de garanties équivalentes à moindre coût.
Un exemple illustratif : en 2024, CNP Assurances a été pionnier en proposant des contrats accessibles dès la fin du protocole thérapeutique, souvent sans surprime. Choisissez vos options avec soin, car chaque détail compte pour votre sécurité financière future.
Si vous êtes déjà engagée dans un prêt immobilier et que vous découvrez un cancer du sein en cours de remboursement, sachez que l’irrévocabilité des garanties protège vos droits. Cela signifie que l’assureur doit maintenir les conditions initiales, même si votre santé change. Cette tranquillité d’esprit est essentielle, mais votre vigilance reste de mise. Avez-vous bien compris toutes vos options en matière de garantie ?
Enfin, un accompagnement via un courtier spécialisé peut être décisif. Ces professionnels peuvent défendre votre dossier et s’assurer que les banques respectent le cadre légal qui leur incombe. En matière de couverture, n’hésitez pas à faire appel à un expert pour maximiser vos chances d’obtenir une offre attractive.
La route vers l’acquisition d’un bien immobilier après un cancer du sein présente des défis uniques, mais avec les bonnes informations et stratégies, il est possible de construire un avenir serein. Disposez-vous d’un réseau de soutien pour naviguer dans ces démarches ? Explorez vos droits et les ressources disponibles pour garantir votre protection et celle de votre famille.

